Partager l'article ! Vues du Pin en Photo fin du XIXème et début XXème...: Les vues les plus anciennes du bourg du Pin en Mauges sont souvent représentées par le ...
Les vues les plus anciennes du bourg du Pin en Mauges sont souvent représentées par les séries de cartes postales faites par les imprimeurs ou photographes locaux au tout début du XXème siècle : plusieurs clichés montrent la place Cathelineau notamment, avec un élément distinctif par rapport à d'autres communes, grace à la statue de Cathelineau. Cela a valu à la commune de belles collections de cartes postales du centre bourg sous différents angles, et aussi des collections de vitraux.
Par contre, avant peu de chose, et pour cause, la photographie n'en était encore qu'à ses balbutiements. Quel plaisir donc de retrouver des photos du Pin prise à la fin du XIXème sièce, puisque pour certaines à l'occasion des fetes du 13octobre 1896. Cette journée inaugurait la mise en place des vitraux et du Mausolée Cathelineau, à l'intérieur de l'église.
Une statue interdite :
Ce meme jour devait avoir lieu également l'inauguration d'une nouvelle statue de Cathelineau (la statue de 1827 avait été détruite). Mais "on ne pouvait l'ériger au centre du village, sur le terrain jaids achté par le Chevalier de Lostanges et devenu, le 1 octobre 1843, la propriété de Henri de Cathelineau. Le gouvernement de la IIIème République n'autorisait pas l'érection de la statue dans un terrain qui n'était pas clos de murs..." La statue ne put donc etre érigée pour 1896, et on voit donc sur les photos de cette journée un socle vide au milieu de la foule...
On voit nettement le socle au milieu de la foule sans statue au dessus, nous sommes le 13 octobre 1896... Au fond sur la droite la route de St Quentin et derrière le socle de la statue, ce qui était alors une école publique, et ou se trouve aujourd'hui la mairie. (photos : archives départementales de Maine et Loire)
Une statue "en caisse" :
Les fetes passées, l'un des fils d'Henri, Xavier de Cathelineau contestant cette décision fit replacer la statue sur son socle en mars 1897 : mais, dès le 13 mars par ordre du ministère, la statue fut mise sous séquestre. En effet, selon une ordonnance de 1816, il était interdit "de rendre des hommages publics à une presonnalité quelconque, sur un terrain privé". Le propriétaire céda alors une partie de son terrain à la commune...
La statue sur son socle mais enfermée dans une caisse en bois, en attendant d'etre descendue pour etre mise en quarantaine pendant plusieurs dizaines d'années. On aperçoit bien sur la droite l'Hotel de la Boule d'Or, et l'enseigne "Ecurie" à l'arrière du socle.
Mais ce n'était pas suffisant. En septembre 1902, le préfet proscrivait d'enlever la statue car "on la voyait de la rue". La statue fut d'abord entourée de bois, puis déposée et enfermée dans l'école publique de garçons de la commune. Elle y resta jusqu'en 1943...
La statue toujours "en caisse" mais avec la vue vers l'église. Sur votre gauche, le mur d'enceinte du presbytère qui n'existe plus aujourd'hui...
Autre perspective, avec au fond, l'impasse Louise Godin... (photos : archives départementales
de Maine et Loire)
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